Philippines nom d’origine espagnole ???

En 1565 commença la colonisation des îles par les Espagnols avec l’arrivée du capitaine Miguel Lopez de Legaspi et du moine Andrès de Urdaneta. Ils nommèrent ces îles Philippines en hommage au Roi Philippe II d’Espagne (Felipe II).

La statut située au centre de la Plaza Mayor de Madrid représente Felipe II

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Source : Twopence – Twikeo

Origine du nom Bluetooth

Le nom « Bluetooth » est directement inspiré du roi danois Harald Ier surnommé Harald Blåtand (« homme à la dent bleue »), connu pour avoir réussi à unifier les États du Danemark, de Norvège et de Suède. Le logo de Bluetooth, est d’ailleurs inspiré des initiales en alphabet runique du Futhark récent de Harald Blåtand : Hagall et Bjarkan.Le bluetooth est aujourd’hui utilisé par des millions de gens pour connecter des appareils sans liaison filaire. (Source Wikipedia)

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Salut…i força al canut ???

« Salut…i força al canut! » est une expression originaire de Catalogne qui date moyen-âge. Elle est principalement utilisée lorsqu’on lève son verre pour trinquer.

A l’origine, le mot « canut » désignait une sacoche en cuir que les bergers catalans accrochaient à leur ceinture pour y garder leur argent. L’expression signifiait alors : « Santé et que ton porte-monnaie soit bien rempli ».

Etant donné que cette sacoche se trouvait prêt de l’entrejambe masculine, elle a par la suite pris une connotation sexuelle : « Santé et force à l’entrejambe »…

Aujourd’hui beaucoup de catalans ne connaissent plus le sens originel de cette expression…

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Pourquoi dit on « Merde » pour souhaiter Bonne chance ?

La langue française associe parfois le mot « merde » à la chance. Cette expression vient de l’époque où l’on se déplaçait en fiacre (voiture à cheval), notamment pour aller au thêatre.

Le succès d’une pièce pouvait donc se mesurer à la quantité « m…. » devant le thêatre. Les comédiens ont ainsi pris l’habitude d’utiliser se mot pour se souhaiter bonne chance…

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D’où vient le « Blue Jean » de Levi Strauss ?

Le fameux Blue Jean des Cowboys du Far-West viendrait en fait d’Europe et plus particulièrement de la république indépendante de Gênes en Italie.

Au XVIe siècle, Gênes connaît ses heures de gloire et ses tissus sont très utilisés, notamment dans la confection des voiles de navires.

Importée outre atlantique au XVIIIe siècle, la toile de Gênes sert dans un premier temps à la confection de vêtements pour les esclaves travaillant dans les plantations. Très vite la « toile de Gênes » s’anglicise et devient le « Jean »

En 1853 un immigré allemand du nom de Lévi Strauss taille des salopettes dans cette toile pour les vendre aux chercheurs d’or de Californie. C’est le début d’une belle aventure !

Par la suite (1860), le tissus que décide d’utiliser Mr Strauss afin d’améliorer ces vêtements, est une évolution du sergé de Nîmes, étoffe produite dans la ville française depuis le XVIIe siècle. Une fois anglicisé ce tissu deviendra le fameux DENIM.

Blue Jeans

Le denim est alors communément teinté de bleu indigo : c’est la naissance du « blue jean » !

Pourquoi s’habille-t-on en rouge et blanc pour les fêtes de Pampelune et Bayonne ?

La tenue traditionnelle de ces fêtes consiste à se vêtir de blanc et porter un foulard et une ceinture rouges. Cette « ceinture » est appelée « faja ».

Personne ne sait exactement d’où provient cette coutume datant des années 1960 mais il est vraisemblable qu’elle ait une relation avec les joueurs de pelote basque (Pelotaris) et/ou les chanteurs de « jotas » (Chants traditionnels de Navarre).

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Par contre, le port du foulard rouge semble bien plus ancien. Les fêtes de Pampelune sont également appelées San Fermines et s’organisent en l’honneur du martyr Saint Firmin originaire de Pampelune et décapité le 25 septembre 303 à Amiens.

Le foulard rouge symbolise donc les blessures de ce martyr.

Bayonne, ville jumelée à Pampelune, n’a fait que reprendre cette tradition.

Le jeu n’en vaut pas la chandelle…

Cette expression signifie communément ne pas valoir la peine.
Au XVIeme siècle on utilisait des bougies pour éclairer les tables de jeux (cartes, dés). Lorsque le montant total des gains d’une table ne couvrait pas le prix de la chandelle, on disait : Le jeu n’en vaut pas la chandelle…

D’où vient le mot « Tapas » ?

Le mot tapa vientdu verbe tapar qui signifie boucherrecouvrir en espagnol.

Certains pensent que le sens du mot « tapas »  s’explique par le fait qu’à l’origine on pourrait servir à l’apéritif une tranche de pain avec fromage, charcuterie ou une autre chose posée sur le verre de vin, formant ainsi une sorte de couvercle. Une théorie dit que ce serait pour que les insectes ou le sable amené par le vent, aux tabernas (auberges ou bistrots) dans lesquelles on servait ne tombent pas dans les boissons. Une autre théorie prétend que c’était le roi Alfonso X qui, inquiet pour la santé des espagnols et par leur goût pour le vin, avait obligé les Espagnols à manger quelque chose avec chaque verre.

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Il existe plusieurs versions de légendes sur l’origine des tapas. Une des plus connues fait référence au Moyen Âge, pendant le règne de Alfonso X el Sabio au XIIIe siècle. On dit que le roi, souffrant, se vit prescrire du vin, et pour éviter les effets de l’alcool à jeun, prenait des amuses-bouches en accompagnement de la boisson. Après son rétablissement, il a décidé que, dans les châteaux de Castille le vin devait se servir convenablement accompagné par une ration de nourriture. Avec cette mesure, les consommateurs étaient moins affectés par les effets de l’alcool.

Une autre version attribue la création du terme tapa à une visite du roi Alfonso XIII en Province de Cadix, dans laquelle il s’est arrêté dans une auberge. Étant assis, à la terrasse, un courant d’air s’est levé, et l’aubergiste, pour éviter que la poussière ou le sable tombe dans le verre, a trouvé comme solution de boucher (tapar) les verres avec des tranches de jambon. La solution de l’aubergiste a plu au roi, parce qu’il dégustait le jambon et qu’il en redemandait. Cependant, l’authenticité de cette anecdote est douteuse, car l’usage de pain dur ou de soucoupes pour boucher les verres est mentionné dès le XVIIIe siècle. Cependant, il est curieux de constater que les légendes les plus populaires attribuent l’intervention, directe ou non, des rois à l’origine de la tapa.
Une version populaire plus simple raconte que la tradition des tapas a pour origine un casse-croute des paysans pour attendre l’heure du déjeuner, et que cette nécessité était meilleure en prenant un aliment accompagné d’un peu de vin. De cette manière, au milieu du XIXe siècle en Andalousie, on mettait des morceaux de fromage, de jambon ou de lomo (échine de porc) sur les verres de vins, bouchant leurs contenus.

Une autre légende raconte, que, durant le règne des Rois Catholiques, à cause de l’augmentation du nombre d’accidents de la route causés par l’alcool, les taverniers se virent obligés de servir le verre de vin ou de bière avec une « tapa ». Ceci consistait en une assiette froide garnie de jambon, fromage, ou de ce qui se trouvait à portée de main du tavernier. Les clients devaient consommer la nourriture avant de boire le contenu du verre. Cette méthode devait réduire la consommation d’alcool et les accidents.

À partir de ces principales légendes sur l’apparition du terme « tapa », il existe de nombreuses versions locales, plus ou moins connues. Dans chacune d’elles, l’origine de la tapa est un moyen de réduire l’ébriété, de protéger la boisson, ou une combinaison de toutes ces raisons.

Madrid ou Barcelone ? Barcelone ou Madrid ?

Nous sommes installés à Barcelone depuis Janvier 2012, après 4 annés passées à Madrid.  Depuis ce déménagement, une question revient très fréquemment : Alors Madrid ou Barcelone ?

Etant donné que nous ne sommes pas originaires de ces régions, il me semble que nous pouvons aborder ce sujet en toute objectivité. En effet, il s’agit d’un sujet extrêmement délicat en Espagne, notamment à cause du football, sport quasiment élevé au rang de religion…

Lorsque nous vivions à Madrid j’avais pris l’habitude de dire aux personnes qui venaient nous rendre visite que Madrid est plutôt une « ville à vivre » qu’une « ville à visiter ». Certes, Madrid compte de beaux musés (notamment le Prado, Reina Sofia et Thyssen) et une patrimoine architectural intéressant (Palacio Real, Plaza Mayor et centre historique en général) mais son charme réside principalement dans ses habitants et les rapports humains en général. La fête bat son plein de nuit comme de jour tout au long de l’année.

Ma journée favorite à Madrid est sans nul doute le dimanche. On démarre par une ballade au Rastro (marché aux puces madrilène) accompagnée de quelques sardines grillées du Santurze (bar d’un autre âge où des grand mères grillent des centaines de sardines à la plancha). La journée peut se poursuivre dans le quartier de La Latina (notamment la calle Cava Baja dans laquelle nous habitions) ou les bars se remplissent de jeunes et moins jeunes, en famille ou entre amis, pour partager quelques tapas et en discutant de tout et de rien.

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En ce qui concerne le climat, il y pleut peu mais l’hiver y est rude et l’été très chaud, climat continental oblige (10 mois d’hiver, 2 mois d’enfer selon l’expression consacrée).

En résumé, cette ville est particulièrement attachante et très festive.

Madrid: un concentré d’Espagne où flamenco andalou, tapas basques, folklore galicien ou encore Corridas se retrouvent pour donner un cocktail authentique et plein de charme.

Entre temps notre vie a changé et nous sommes devenus une famille qui compte désormais deux enfants (Lisa 2 ans et Pablo très récemment).

Le côté festif de Madrid n’était donc plus un élément important de notre quotidien… et nos activités professionnelles nous ont offert la possibilité de déménager à Barcelone.

Notre « feeling » sur cette ville a beaucoup moins de valeur car nous n’y vivons que depuis 4 mois. Voici cependant les éléments qui se détachent:

Contre toute attente, Barcelone est moins festive que Madrid. Les rues sont plus calmes, les bars moins remplis, les restaurants plus silencieux… Alors que cette ville dégage une image très festive au niveau international, elle ne l’est pas vraiment comparée à Madrid.La culture locale (et sa langue) rendent peut être  l’intégration avec les « locaux » un peu plus longue… mais il est sans doute trop tôt pour juger ce point.En contrepartie, le patrimoine architectural de Barcelone est exceptionnel et la Sagrada Familia (premier site touristique espagnol avec 2,7 millions de visiteurs par an) en est l’égérie.

La ville est globalement plus belle, les boutiques et restaurants plus modernes et branchés, les catalans plus « fashion »… L’activité culturelle y est dense et l’offre de musées excellente.

Le climat méditerranéen et la mer rendent le quotidien très doux. Avec deux enfants en bas âge, vous comprendrez que passer le week end à la plage a bien plus de valeur que trouver une rue très animée le dimanche après midi ! Barcelone offre ainsi un excellent compromis , entre dynamisme culturel et douceur de vivre, tissu économique important et qualité de vie.

Nous avons choisi de vivre dans le quartier de la Vila Olimpica (village olympique construit pour le J.O de 1992) qui bien que dénué du charme de l’ancien offre un confort incroyable à deux pas de la mer Méditerranée.

En résumé, Barcelone et Madrid sont deux villes aux charmes bien distincts. Pour un week-end festif entre amis, Madrid reste sans nul doute mon premier choix. Pour une escapade en amoureux ou des vacances en famille, Barcelone conviendra sans doute mieux.

Et le foot dans tout ça ? Après 4 ans sur Madrid je n’ai pas pu retourner ma veste aussi vite et mon coeur reste « Merengue ». J’ai tout de même été voir un match au Camp Nou et j’avoue y avoir trouvé plus de ferveur qu’au Santiago Bernabeu.