Origine du mot « Guiri » en espagnol

Le mot »guiri » est utilisé de nos jours en Espagne pour désigner les touristes dont la langue maternelle n’est pas l’espagnol (aussi bien européens que nord-américains).

La théorie la plus probable date du XIXe siècle, période de guerre civile en Espagne, durant laquelle les soldats du pays basque utilisait le mot « guiristino » en euskera pour parler des « cristianos » (partisans de la reine María Cristina de Borbón 1806-1878). En effet, ils voyaient en ces partisans des étrangers aux désirs bien différents des leurs.

Ci-dessous une photo issue de la recherche « guiri » dans google images Espagne : Chaussures typiques de « Guiris »

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La Paella : un outil marketing ?

Le mot Paella est un mot valencien issu du latin « patella » signifiant « petit plat »

Ce plat internationalement connu, vient en fait de la région de Valence où l’on cuisina le riz cultivé dans la lagune voisine (l’Albufera) dès le XVIIIe siècle.

Suite à la guerre civile, Franco eu pour objectif de développer le tourisme en Espagne. Il fallut ainsi trouver un plat national emblématique. On choisit « artificiellement » la paella car il s’agissait d’un plat peu coûteux, aux accommodements simples et surtout aux couleurs de l’Espagne (poivrons rouges et riz jaune)…

La paella reste encore de nos jours, l’emblème de la gastronomie espagnole dans le monde.

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Le Mot « Gabacho »

Le mot Gabacho est connu depuis le XVIe siècle en Espagne. Il est utilisé de nos jours pour désigner les personnes de nationalité française. Ce terme est (très) péjoratif.

Son origine viendrait de l’occitant « gavach » qu’on utilisait pour parler de personnes grossières (en général des montagnards) qui vivaient au Nord et parlaient mal la langue nationale.

Les Aveyronnais utilisaient ce mot pour désigner les Lozériens. Le nom Lozère ne date que de la Révolution française et auparavant cette région était appelée Gabales ou Gévaudan d’où l’origine probable du mot gavach.

Le Gévaudan a été possession des comtes d’Aragon et de Barcelone et c’est ainsi que le mot « Gavach » a par la suite été appliqué à toutes les personnes qui vivaient au nord et plus généralement les français. L’utilisation du mot s’est  répandue dans toute l’Espagne.

Drapeaux

Source : Wikipedia

Philippines nom d’origine espagnole ???

En 1565 commença la colonisation des îles par les Espagnols avec l’arrivée du capitaine Miguel Lopez de Legaspi et du moine Andrès de Urdaneta. Ils nommèrent ces îles Philippines en hommage au Roi Philippe II d’Espagne (Felipe II).

La statut située au centre de la Plaza Mayor de Madrid représente Felipe II

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Source : Twopence – Twikeo

D’où vient le mot « Tapas » ?

Le mot tapa vientdu verbe tapar qui signifie boucherrecouvrir en espagnol.

Certains pensent que le sens du mot « tapas »  s’explique par le fait qu’à l’origine on pourrait servir à l’apéritif une tranche de pain avec fromage, charcuterie ou une autre chose posée sur le verre de vin, formant ainsi une sorte de couvercle. Une théorie dit que ce serait pour que les insectes ou le sable amené par le vent, aux tabernas (auberges ou bistrots) dans lesquelles on servait ne tombent pas dans les boissons. Une autre théorie prétend que c’était le roi Alfonso X qui, inquiet pour la santé des espagnols et par leur goût pour le vin, avait obligé les Espagnols à manger quelque chose avec chaque verre.

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Il existe plusieurs versions de légendes sur l’origine des tapas. Une des plus connues fait référence au Moyen Âge, pendant le règne de Alfonso X el Sabio au XIIIe siècle. On dit que le roi, souffrant, se vit prescrire du vin, et pour éviter les effets de l’alcool à jeun, prenait des amuses-bouches en accompagnement de la boisson. Après son rétablissement, il a décidé que, dans les châteaux de Castille le vin devait se servir convenablement accompagné par une ration de nourriture. Avec cette mesure, les consommateurs étaient moins affectés par les effets de l’alcool.

Une autre version attribue la création du terme tapa à une visite du roi Alfonso XIII en Province de Cadix, dans laquelle il s’est arrêté dans une auberge. Étant assis, à la terrasse, un courant d’air s’est levé, et l’aubergiste, pour éviter que la poussière ou le sable tombe dans le verre, a trouvé comme solution de boucher (tapar) les verres avec des tranches de jambon. La solution de l’aubergiste a plu au roi, parce qu’il dégustait le jambon et qu’il en redemandait. Cependant, l’authenticité de cette anecdote est douteuse, car l’usage de pain dur ou de soucoupes pour boucher les verres est mentionné dès le XVIIIe siècle. Cependant, il est curieux de constater que les légendes les plus populaires attribuent l’intervention, directe ou non, des rois à l’origine de la tapa.
Une version populaire plus simple raconte que la tradition des tapas a pour origine un casse-croute des paysans pour attendre l’heure du déjeuner, et que cette nécessité était meilleure en prenant un aliment accompagné d’un peu de vin. De cette manière, au milieu du XIXe siècle en Andalousie, on mettait des morceaux de fromage, de jambon ou de lomo (échine de porc) sur les verres de vins, bouchant leurs contenus.

Une autre légende raconte, que, durant le règne des Rois Catholiques, à cause de l’augmentation du nombre d’accidents de la route causés par l’alcool, les taverniers se virent obligés de servir le verre de vin ou de bière avec une « tapa ». Ceci consistait en une assiette froide garnie de jambon, fromage, ou de ce qui se trouvait à portée de main du tavernier. Les clients devaient consommer la nourriture avant de boire le contenu du verre. Cette méthode devait réduire la consommation d’alcool et les accidents.

À partir de ces principales légendes sur l’apparition du terme « tapa », il existe de nombreuses versions locales, plus ou moins connues. Dans chacune d’elles, l’origine de la tapa est un moyen de réduire l’ébriété, de protéger la boisson, ou une combinaison de toutes ces raisons.