Salut…i força al canut ???

« Salut…i força al canut! » est une expression originaire de Catalogne qui date moyen-âge. Elle est principalement utilisée lorsqu’on lève son verre pour trinquer.

A l’origine, le mot « canut » désignait une sacoche en cuir que les bergers catalans accrochaient à leur ceinture pour y garder leur argent. L’expression signifiait alors : « Santé et que ton porte-monnaie soit bien rempli ».

Etant donné que cette sacoche se trouvait prêt de l’entrejambe masculine, elle a par la suite pris une connotation sexuelle : « Santé et force à l’entrejambe »…

Aujourd’hui beaucoup de catalans ne connaissent plus le sens originel de cette expression…

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Pourquoi dit on « Merde » pour souhaiter Bonne chance ?

La langue française associe parfois le mot « merde » à la chance. Cette expression vient de l’époque où l’on se déplaçait en fiacre (voiture à cheval), notamment pour aller au thêatre.

Le succès d’une pièce pouvait donc se mesurer à la quantité « m…. » devant le thêatre. Les comédiens ont ainsi pris l’habitude d’utiliser se mot pour se souhaiter bonne chance…

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D’où vient le « Blue Jean » de Levi Strauss ?

Le fameux Blue Jean des Cowboys du Far-West viendrait en fait d’Europe et plus particulièrement de la république indépendante de Gênes en Italie.

Au XVIe siècle, Gênes connaît ses heures de gloire et ses tissus sont très utilisés, notamment dans la confection des voiles de navires.

Importée outre atlantique au XVIIIe siècle, la toile de Gênes sert dans un premier temps à la confection de vêtements pour les esclaves travaillant dans les plantations. Très vite la « toile de Gênes » s’anglicise et devient le « Jean »

En 1853 un immigré allemand du nom de Lévi Strauss taille des salopettes dans cette toile pour les vendre aux chercheurs d’or de Californie. C’est le début d’une belle aventure !

Par la suite (1860), le tissus que décide d’utiliser Mr Strauss afin d’améliorer ces vêtements, est une évolution du sergé de Nîmes, étoffe produite dans la ville française depuis le XVIIe siècle. Une fois anglicisé ce tissu deviendra le fameux DENIM.

Blue Jeans

Le denim est alors communément teinté de bleu indigo : c’est la naissance du « blue jean » !

Pourquoi s’habille-t-on en rouge et blanc pour les fêtes de Pampelune et Bayonne ?

La tenue traditionnelle de ces fêtes consiste à se vêtir de blanc et porter un foulard et une ceinture rouges. Cette « ceinture » est appelée « faja ».

Personne ne sait exactement d’où provient cette coutume datant des années 1960 mais il est vraisemblable qu’elle ait une relation avec les joueurs de pelote basque (Pelotaris) et/ou les chanteurs de « jotas » (Chants traditionnels de Navarre).

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Par contre, le port du foulard rouge semble bien plus ancien. Les fêtes de Pampelune sont également appelées San Fermines et s’organisent en l’honneur du martyr Saint Firmin originaire de Pampelune et décapité le 25 septembre 303 à Amiens.

Le foulard rouge symbolise donc les blessures de ce martyr.

Bayonne, ville jumelée à Pampelune, n’a fait que reprendre cette tradition.

Le jeu n’en vaut pas la chandelle…

Cette expression signifie communément ne pas valoir la peine.
Au XVIeme siècle on utilisait des bougies pour éclairer les tables de jeux (cartes, dés). Lorsque le montant total des gains d’une table ne couvrait pas le prix de la chandelle, on disait : Le jeu n’en vaut pas la chandelle…

D’où vient le mot « Tapas » ?

Le mot tapa vientdu verbe tapar qui signifie boucherrecouvrir en espagnol.

Certains pensent que le sens du mot « tapas »  s’explique par le fait qu’à l’origine on pourrait servir à l’apéritif une tranche de pain avec fromage, charcuterie ou une autre chose posée sur le verre de vin, formant ainsi une sorte de couvercle. Une théorie dit que ce serait pour que les insectes ou le sable amené par le vent, aux tabernas (auberges ou bistrots) dans lesquelles on servait ne tombent pas dans les boissons. Une autre théorie prétend que c’était le roi Alfonso X qui, inquiet pour la santé des espagnols et par leur goût pour le vin, avait obligé les Espagnols à manger quelque chose avec chaque verre.

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Il existe plusieurs versions de légendes sur l’origine des tapas. Une des plus connues fait référence au Moyen Âge, pendant le règne de Alfonso X el Sabio au XIIIe siècle. On dit que le roi, souffrant, se vit prescrire du vin, et pour éviter les effets de l’alcool à jeun, prenait des amuses-bouches en accompagnement de la boisson. Après son rétablissement, il a décidé que, dans les châteaux de Castille le vin devait se servir convenablement accompagné par une ration de nourriture. Avec cette mesure, les consommateurs étaient moins affectés par les effets de l’alcool.

Une autre version attribue la création du terme tapa à une visite du roi Alfonso XIII en Province de Cadix, dans laquelle il s’est arrêté dans une auberge. Étant assis, à la terrasse, un courant d’air s’est levé, et l’aubergiste, pour éviter que la poussière ou le sable tombe dans le verre, a trouvé comme solution de boucher (tapar) les verres avec des tranches de jambon. La solution de l’aubergiste a plu au roi, parce qu’il dégustait le jambon et qu’il en redemandait. Cependant, l’authenticité de cette anecdote est douteuse, car l’usage de pain dur ou de soucoupes pour boucher les verres est mentionné dès le XVIIIe siècle. Cependant, il est curieux de constater que les légendes les plus populaires attribuent l’intervention, directe ou non, des rois à l’origine de la tapa.
Une version populaire plus simple raconte que la tradition des tapas a pour origine un casse-croute des paysans pour attendre l’heure du déjeuner, et que cette nécessité était meilleure en prenant un aliment accompagné d’un peu de vin. De cette manière, au milieu du XIXe siècle en Andalousie, on mettait des morceaux de fromage, de jambon ou de lomo (échine de porc) sur les verres de vins, bouchant leurs contenus.

Une autre légende raconte, que, durant le règne des Rois Catholiques, à cause de l’augmentation du nombre d’accidents de la route causés par l’alcool, les taverniers se virent obligés de servir le verre de vin ou de bière avec une « tapa ». Ceci consistait en une assiette froide garnie de jambon, fromage, ou de ce qui se trouvait à portée de main du tavernier. Les clients devaient consommer la nourriture avant de boire le contenu du verre. Cette méthode devait réduire la consommation d’alcool et les accidents.

À partir de ces principales légendes sur l’apparition du terme « tapa », il existe de nombreuses versions locales, plus ou moins connues. Dans chacune d’elles, l’origine de la tapa est un moyen de réduire l’ébriété, de protéger la boisson, ou une combinaison de toutes ces raisons.